SigiDoc ID: s-iwZWaV
Artéfact
- Type d'objet
- Sceau
- Matrice
- SigiDoc ID: m-DYFDKW
Description physique
- Type d'empreinte
- Empreinte originale
- Matériau
- Plomb
- Forme
- Ronde
- Dimensions (mm)
- Diam. 20
- Poids (g)
- ―
- Orient. du canal (cadran)
- 1-7
- Axe (cadran)
- ―
- Orient. de la surfrappe (cadran)
- ―
- Exécution
- Frappé
- Contremarque
- ―
- Conservation
- Rogné au pourtour; échancré aux orifices du canal; frappe décentrée ayant entraîné la perte partielle de la colonne droite de l'inscription à l'avers et du début des lignes de l'inscription au revers; iconographie de l'avers endommagée (trace d'impact au niveau du visage de la sainte qui semble se poursuivre vers le bas à droite) et traces d'écrasement sur la partie droite du revers ayant endommagé la fin des lignes de l'inscription; oxydation en cours.
Datation
- Date
- Environ deuxième-troisième quart du XIIe siècle
- Date explicite
- ―
- Critères de datation
- Parallèle, Prosopographie, Titulature
- Date alternative
- ―
Historique
- Catégorie
- Privée
- Émetteur
- Alexandre de Gravina(PBW: Alexandros 17001)
Milieu: Privé
Genre: Masculin - Lieu d'émission
- ―
- Lieu de découverte
- ―
- Date de découverte
- ―
- Circonstances de découverte
- ―
- Localisation actuelle
- Paris (France)
- Institution et département
- Institut Catholique de Paris, Institut Français d’Études Byzantines
- Collection et inventaire
- IFEB 256 (olim 300184)
- Acquisition
- ―
- Localisations précédentes
- ―
- Observations modernes
- ―
Avers
- Langue(s)
- Grec
- Conception du champ
- Iconographie avec inscription en colonne de part et d'autre de l'effigie.
- Dimensions du champ
- ―
- Matrice
- ―
- Iconographie
- Buste de Sainte Catherine avec chlamyde et lôros, tenant une croix dans la main droite et avec la main gauche soulevée, paume ouverte.
- Décoration
- Traces d'un cercle de grènetis.
- Épigraphie
- ―
Revers
- Langue(s)
- Latin
- Conception du champ
- Légende linéaire sur 3 lignes.
- Dimensions du champ
- ―
- Matrice
- ―
- Iconographie
- ―
- Décoration
- Cercle de grènetis partiellement conservé.
- Épigraphie
- ―
Édition
Légende et Traduction
Ἡ ἁγία Ἐκατερίνα. / Alexander de Gravina.
Sainte Catherine. Alexandre de Gravina.
Bibliographie
- Édition(s)
- Inédit
- Parallèle(s)
- 1. Muzeul Național de Istorie a României (Bucarest), 48/40: , 10 (retrouvé à Dorostolon) = Jordanov, Corpus, 2, 150 = Jordanov, Corpus, 3, 1862-1863 (Jordanov republie le sceau précédemment édité par Barnea, mais sa lecture est la suivante: [+] Alexa[nder c]om[es]
Gravin[e], alors qu'il n'y a pas du tout de place pour ces lettres. Il estime en effet que l'empreinte laissée par le boullotèrion n'est pas complète et l'intègre en s'appuyant sur d'autres sceaux du même personnage et cite les examplaires de l'Hermitage
et de la vente Spink, mais aussi le sceau IFEB: cette lecture du sceau de Dorostolon doit donc être rejetée).
2. Dumabarton Oaks (Washington, D.C.), BZS.1951.31.5.829 (olim Fogg 829): le sceau n'est actuellement pas visible dans le catalogue en ligne de Dumbarton Oaks; nous tenons à remercier Jonathan Shea pour avoir bien voulu en partager les images avec nous. - Bibliographie additionnelle
- Le sceau de l'IFEB est mentionné par , p. 384, avec le numéro d'inventaire IFEB 300; Spink Auction 132, coll. Zacos, part 2, 1999, p. 26, avec le numéro d'inventaire IFEB 184; Jordanov, Corpus, 2, p. 115 = Jordanov, Corpus, 3, p. 615, avec le numéro d'inventaire IFEB 300 (2/22f).
Commentaire
Le propriétaire de ce sceau est sans doute l'un des Normands les plus célèbres ayant servi l'Empire byzantin au cours du XIIe siècle. L'identité du personnage a suscité un vif débat, en particulier pour savoir si l'Alexandre appelé "de Gravina" est ou non à identifier avec un homonyme "de Conversano" ou même "de Chiaromonte" [1].
Cette bulle présente deux particularités: d'abord, la légende du revers est écrite en latin alors que nombre d'autres Occidentaux partis en Orient avaient fait le choix du grec; en plus, Alexandre reste attaché au titre latin et ne porte pas de titre byzantin (en tout cas, sur la base des sceaux qui nous sont parvenus), peut-être pour soutenir ses ambitions italiennes. L'autre particularité est son iconographie: sainte Catherine est inédite dans le répertoire iconographique des sceaux byzantins ou d'inspiration byzantine et son choix a été mis en relatin tantôt avec les missions diplomatiques d'Alexandre en Égypte et en Terre Sainte au nom du basileus (explication qui toutefois ne semble pas convenir d'un point de vue chronologique) tantôt avec le développement du culte de cette sainte dans la terre d'origine d'Alexandre, antérieurement à l'émigration vers le sud de l'Italie [2].
Ce sceau a également une troisième particularité: avec ses parallèles conservés en Roumanie et à Washington D.C., il ne porte pas le titre de comes, qui figure en revanche sur tous les autres sceaux d'Alexandre de Gravina [3]. Les sceaux du personnage comportant le titre de comes sont conservés au Musée de l'Hermitage [4] et à la Bibliothèque nationale de France [5], auxquels il faudra ajouter le sceau de la collection Zacos vendu jadis aux enchères par Spink [6]. Bien que les images publiées ne permettent pas d'en avoir la certitude absolue, il semble bien que ces trois exemplaires soient des parallèles: la pièce qui, à l'apparence, s'éloigne le plus est celle de la BnF, mais seulement parce qu'elle est déformée le long d'une partie du bord, ce qui a notamment entraîné une altération de l'alignement des lettres de la première moitié de la première ligne de la légende au revers et dans la colonne de droite à l'avers, ainsi qu'une altération de la tête de la sainte, qui semble pencher vers la gauche. Les revers étant par conséquent différents de ceux des pièces qui ne comportent pas le titre de comes, on pourrait s'interroger si, compte-tenu du caractère exceptionnel de son choix iconographique, Alexandre a pu réutiliser une moitié de son boullotèrion, celle pour l'avers. L'état de conservation de l'iconographie des exemplaires de l'IFEB et de Dumbarton Oaks est médiocre et les photos des autres pièces ne sont pas très exploitables, toutefois, s'il est évident que la conception est clairerment la même, il nous semble que la réponse à la question posée doive être négative: la représentation de sainte Catherine sur le groupe des sceaux dépourvus du titre de comes diffère de celle des autres, comme on peut le voir d'après le nimbe de la sainte, bien séparé du bord supérieur dans le premier cas et se superposant à ce dernier dans le deuxième cas.
Notes
À notre connaissance, la discussion la plus récente à ce sujet est celle de , qui identifie Alexandre de Conversano avec Alexandre de Gravina, en excluant, sans la discuter, l'identification avec Alexandre de Chiaromonte, proposée en revanche par Prigent, 2012, p. 633-637; les seigneurs de Conversano et Gravina sont considérés comme une seule et même personne également par la PBW 2016, Alexandros 17001 et par , p. 17-18, 28-30, 67.
Sur ces deux aspects et les hypothèses les concernant, voir Prigent, 2012, p. 637-639; voir aussi , p. 184-185. Selon , p. 99-100 et n. 92 l'explication du choix iconographique XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX
À ce propos, une erreur présente dans la PBW 2016, boulloterion 3906 doit être signalée: le sceau du Musée d'Histoire de Roumanie édité par I. Barnea est répertorié sous un même identifiant de boullotèrion que les autres sceaux du personnage et en affichant une légende "Alexander, comes Gravine", alors que justement la particularité du sceau retrouvé à Dorostolon est celle de ne pas porter de titre. Sur cette même page de la PBW, le sceau de l'IFEB est indiqué avec le numéro 184: toutefois, au cours de l'inventaire de cette collection ayant eu lieu en 2024 dans le cadre du projet ANR-DFG DigiByzSeal, aucun sceau n'a été retrouvé qui correspond au numéro 184, alors que le sceau d'Alexandre de Gravina était présent sous le numéro 300, avec lequel il est mentionné ailleurs (voir ici la bibliographie additionnelle).
Sceau M-2221: Lihačev, 1991, p. 298, 11 (image LXXXI.11), republié par Stepanova, 2001, p. 67 (image 12).